Restaurer une 2 cv : la coque et les techniques de soudure

Auteur
stardeuche
Publié le
25 septembre 2011
Mise à jour le
20 novembre 2020

Quatre mois après mon retour du raid en Tunisie, l’heure est toujours au bilan et à la réflexion sur diverses questions, notamment la restauration d’une 2cv…

alors là je me lance dans un dossier bien compliqué. Comment restaurer une 2cv? Je vais traiter 3 sujets, la coque, le châssis et le moteur. Ce premier article parlera de la coque.

Il faut savoir qu’avant ce projet de raid mon expérience en restauration de 2cv était proche du néant. Je me suis donc lancé dans cette aventure sans trop de méthode : j’ai tenté beaucoup de choses, et parfois j’ai fait fausse route. Grâce à ces expériences, j’ai maintenant une idée plus précise du sujet.

Achat de la deuche :

Tout d’abord, choisir une 2cv complète : pour ma part, j’ai restauré une 2cv incomplète et en mauvais état. Or restaurer une deuche avec plusieurs morceaux de pièces détachées demande beaucoup d’adaptation, parfois sur des éléments important de la voiture (adaptation amortisseur par exemple). A l’avenir, je choisirais obligatoirement une 2cv complète, c’est une restauration qu’on veut faire, et non pas un puzzle…

Après coup, le plus judicieux est de scinder la restauration d’une 2cv en trois parties :

  1. la coque + éléments de carrosserie
  2. le châssis (article à suivre)
  3. le moteur (article à suivre)

Mise en garde : ne pas se lancer dans un projet de restauration si deux de ces éléments sont très abîmés. En effet, se lancer dans une restauration avec une coque qui ressemble à un gruyère et un moteur complètement H.S serait bien compliqué. Certes pas impossible, mais difficile et couteux…

1 la coque

Lorsque l’achat de la 2 cv est effectif, on peut s’attacher à décoquer pour ausculter plus précisément la carrosserie. Le plancher, les bas de caisse, la jupe arrière, la baie de par brise, l’intérieur des ailes, toutes ces zones sont de vrais nids à rouille. La moindre tache de rouille doit subir un grattage, traitement curatif et préventif, puis il faut mastiquer sinon la rouille se propage comme une gangrène!!

Lors de ma restauration, la plus grosse difficulté a été le plancher… Un petit zoom sur le plancher s’impose :

Le plancher est souvent abîmé. Rares sont les 2 cv avec un plancher sain et dénoué de rouille! Selon l’étendue du fléau on peut

  • soit changer complètement le plancher,
  • soit riveter une plaque de tôle saine sur le vieux plancher.

Si le vieux plancher n’est pas trop abimé, le méhari club cassis vend un ensemble de tôle prévu pour se fixer sur ce vieux plancher. Avant de riveter les tôles, il faut traiter à l’anti rouille le vieux plancher.

Dans notre cas, le vieux plancher était irrécupérable et on n’a pas réussi à faire les soudures du plancher neuf nous-mêmes. On a essayé de souder avec des baguettes à braser… mais la tôle fine de la 2 cv n’est pas propice à ce type de soudure… D’après mes recherches, la soudure au MIG est souvent utilisée par les professionnels pour cet assemblage. Cette technique est difficile d’accès pour les non initiés, donc on a dû faire appel à un carrossier pour souder le plancher neuf, ça nous a évité des journées à galérer avec des outils qu’on ne maitrise pas.

Les techniques :

–  Soudure au MIG : Ci contre un lien d’un site anglais qui propose des tutoriels sur la soudure au MIG. tutoriel anglais sur la soudure

Cette technique du MIG peut être utilisée pour les bas de caisse, le coffre, la baie de pare brise… C’est ce qu’a fait notre carrossier.

–  La résine :

Lors du raid en Tunisie, j’ai découvert la technique de la résine. J’ai vu un équipage qui avait refait son plancher en résine. Le résultat était vraiment bluffant!

–  La soudure à points :

Pour le reste des éléments de carrosserie, la technique de soudure à points fait des merveilles. Voici un autre lien d’un site d’un professionnel qui maitrise parfaitement cet outil. lien vers site mes anciennes.com

On a réussi à souder nous-même le panneau arrière par points avec des baguettes à braser. Le résultat n’est pas très esthétique, mais ça a résisté aux intempéries durant le raid en Tunisie (tempête de sable, cailloux, vibration, poussière…)


Conclusion : la restauration de la coque a été la partie la plus compliquée pour nous. La fine épaisseur des tôles rend la tache très ardue. Il faut vraiment s’y connaître ou alors avoir l’envie et le temps d’apprendre ces nombreuses techniques de soudure. C’est un métier !!

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