la 2cv et Michelle

Les carrossiers des campagnes étaient parfois des petits génies. Pour répondre à la problématique d’un libraire, ce carrossier a trouvé une astuce peut commune à l’époque.

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Une 2cv malle bombée à Chambéry

Une problématique récurrente : la malle arrière

Michèle a passé une partie de son enfance à Chambéry. Son père, professeur dans un institut pour sourd et muet, décide d’acheter une 2cv peu de temps après sa sortie commerciale en 1948. Il a dû attendre avec impatience près de trois ans avant d’obtenir sa première 2cv et l’a finalement obtenu au cours de l’année 1951 ou 1952. Avant l’achat de cette 2cv il roulait en Traction avant d’occasion, mais il lui reprochait son inconfort et son prix d’entretien élevé à l’époque. Avec la 2cv il appréciait son côté pratique, utile et surtout très économique et il était ravi d’acquérir cette nouvelle voiture. Il a même eu une idée d’évolution de la malle arrière afin d’augmenter sa capacité de chargement. Sa femme, propriétaire d’un commerce de livres anciens n’était pas satisfaite du coffre trop petit et vite rempli (elle ne pouvait pas transporter tous ses livres anciens). Pour remédier à ce problème, il trouve un carrossier qui leur fabrique une malle bombée en tôle acier et l’installe sur leur voiture en 1954. La mise en place de cette porte de malle est une modification prisée à l’époque par les propriétaires de 2cv. La porte malle de série sera intégrée aux 2cv en 1957.

Ci dessous quelques photos des 2CV du père de Michèle avec la porte de malle modifiée :

photo temoignage michele 300x189 Projet intergénérationnel – recueil de témoignages

photo temoignage michele3 300x180 Projet intergénérationnel – recueil de témoignages

photo temoignage michele2 273x300 Projet intergénérationnel – recueil de témoignages

Pas facile de conduire cette foutue 2cv!!

Michèle a elle aussi eue une 2cv, en 1973, et elle appréciait sa tenue de route surtout sur les routes enneigées de montagne. Par contre, le temps d’adaptation a la pédale d’embrayage était assez long : « il fallait jongler avec les pédales ».

Au cours de cette même année, lors d’un accrochage avec une Renault 5, Michèle voit sa 2CV partir à la casse alors que la Renault 5 est à peine égratignée.  Déçue, elle décide de s’acheter une Renault 5, apparemment plus solide. Elle plaisante toujours de cette anecdote en se demandant si elle aurait eu le même raisonnement si elle avait percuté un camion, aurait-elle acheté ce véhicule plus solide ensuite ?

 

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