L’Auvergne en 2cv

Avant de partir en raid à l’étranger un essai grandeur nature en France est nécessaire. En juin pour mes vacances je traverse la France pour rejoindre Grenoble…soit environ 1000 km. Le but du jeu, pas un kilomètre d’autoroute, uniquement de la nationale, des routes de campagne, des petits villages pittoresques, pas de contrainte de temps, bref à l’aventure. Voir trajet en cliquant ici

Je récupère ma 2cv spécial de 1986 stockée chez mes grand parents près de Blain dans la loire atlantique et je commence le périple. Après 4 heures de route on s »arrête dormir à Vouillé près de Poitiers. Le lendemain matin on repart pour 4 ou 5 heures de route (plus quelques arrêt : Moulines, Bellac, Ahun) direction Clermont Ferrand pour rester dans l’auvergne quelques temps. Pour le moment, aucun souci technique, très beau temps, belle route, vitesse raisonnable…Un seul bémol : un léger excès vitesse en sortie d’agglomération qui nous coute une petite somme rondelette…Aïe,Aïe. Arrivée à Clermont Ferrand le dimanche après midi sous une pluie battante. Mission : trouver un lieu pour dormir. C’est chose faite avec un super gite près de vulcania. Visite du musée vulcania plus ascension du puy de dôme : journée bien remplie et c’est pas fini, nous voilà reparti sur la route direction la route des fromages jusqu’à Murol. Avec une bonne truffade dans le ventre on se couche dans un petit hotel sympa du centre ville, l’hotel du volcan. Nous sommes les seuls clients de l’hôtel. On est choyé par les gérants super sympa et admiratifs envers la deuche.

Le lendemain matin, on part faire les routes des fromages. On en salive déjà. Tout d’abord on passe par Besse Sainte Anastèse : route magnifique avec une superbe vue sur les volcans et le massif du Sancy (1886m).

Après un petit tour dans cette ville médiévale et une sieste, on repart direction Saint – Nectaire, ville célèbre pour son fromage. Visite sympathique et en plus à l’abri de l’orage qui sévit à l’extérieur de la cave d’affinage.

Entre deux averses, on reprend la route et on quitte cette belle région pour se diriger vers le Puy en Velay pour y passer la nuit. A notre grande surprise, pour un jour de semaine en basse saison, la plupart des hôtels sont complets. Après avoir croisé un certain nombre de randonneurs du circuit de Saint Jacques de Compostelle, nous comprenons que cette ville est une étape incontournable pour les pèlerins, ce qui explique que tous les hôtels soient réservés. On finit donc par se résoudre à aller dans une chaîne d’hôtel un peu glauque dans le quartier de la gare. Décidément, cette traversée du Puy ne nous aura pas réussi : alors qu’on fait un tour au centre ville vers 21h afin de manger un bon aligot ou des lentilles du Puy, on découvre que tous les restaurants sont déjà fermés, et on se résigne à aller dans un restaurant bon marché mais pas du tout local (un resto chinois… !)

Le lendemain, nous repartons pour notre dernier tronçon avant l’arrivée à Grenoble : bien qu’il nous reste assez peu de Km, cette partie du trajet paraît très longue puisqu’il faut sillonner la montagne et passer par des cols (dont le col du Tracol 1023 mètres, qui sépare l’Auvergne de la région Rhône-Alpes). Et pour couronner le tout, les orages continuent de nous poursuivre : on se retrouve obligé de faire une pause dans un petit village ardéchois car les précipitations intenses réduisent trop la visibilité (les essuie-glaces de la 2CV ont beau tourner à plein régime, ils ne font pas le poids…).

Enfin arrivés à Grenoble sans aucun problème technique, nous nous reposons un peu avant d’aller chercher des parents à la gare SNCF (qui se trouve approximativement à 2 Km de notre logement), et, en pleine circulation, le tableau de bord ne fonctionne plus, les clignotants ne répondent plus etc. On se débrouille tant bien que mal pour faire nos changements de voies sans signal avertisseur, et on s’arrête inquiets pour voir ce qui se passe : en fait il s’avère que c’est simplement un problème de fusible à changer. Une réparation éclair et les vacances continuent… !!.