La Corse en 2cv (Ile Rousse – Ajaccio)

cet été, on a choisi d’aller en Corse en 2cv, en embarquant à Toulon avec la voiture, et en faisant un circuit entre l’île Rousse (arrivée) et Ajaccio (départ). Sachant que l’on reste seulement 10 jours sur place, on ne peut pas tout voir, et c’est très difficile de sélectionner nos lieux de visite tant il y a de sites qui valent le détour! C’est sur le bateau, pendant la traversée, qu’on a planifié exactement notre parcours jour par jour.

– île Rousse / désert des Agriates :

à l’approche de l’île, avant même d’avoir débarqué, on a tout de suite été frappé par la beauté du site et de la mer turquoise. On a passé le reste de la journée à se baigner dans une superbe petite crique à l’eau chaude et translucide : rien qu’avec le masque et le tuba, on a pu admirer des poissons variés. Le soir, le coucher de soleil sur l’île rousse était grandiose (côte ouest de la Corse)!

Le lendemain matin, réveillés par la chaleur sous la tente, on est parti tôt vers le désert des Agriates. Sur le trajet, on a fait une pause baignade sur la grande plage de sable fin d’Ostriconi, plage très accessible.

Puis, on est reparti vers le désert des Agriates, où on a vraiment crevé de chaud : 38 ° à l’ombre, sauf qu’il n’y a jamais d’ombre… et pas un brin d’air! Sur les conseils des locaux, on a décidé de tenter la piste qui mène à une plage paradisiaque accessible uniquement par la mer ou par la piste : Saleccia. Ne sachant pas trop l’état de la piste, on s’est lancé en 2cv avec appréhension, mais en fait notre vaillante 2cv nous a épatés car elle a parcouru sans souci les 10 Km de piste très technique et caillouteuse.

Après 45 minutes, on est arrivé sur une plage digne des tropiques !

Pour repartir, nous avons de nouveau appréhendé le retour pour la 2CV, qui nous a attendus sous un soleil de plomb, mais là encore elle a démarré du premier coup, et remonté la piste sans problème, à 10 Km heure! Avec notre 2cv, on a même fait sensation sur la piste, parmi les 4/4 et les motos, un 4/4 s’est même arrêté pour nous photographier…

– Galeria / Le Fango :

On est parti le soir même pour Galéria, épuisés après cette journée dans le désert, mais heureusement c’est pas bien loin et la route a été vite faite. On est arrivé juste pour la tombée de la nuit. La journée du lendemain a été bien remplie. Le matin, on a visité le delta du Fango en canoé kayak : cette ballade écologique dans le delta nous a emballé, avec sa végétation riche, les petites tortues, les nénuphars en fleurs, les poules d’eau, les libellules etc.

L’après midi, on a remonté la rivière Fango à pieds. En plus d’être une super ballade, ce sentier permet de s’arrêter pour se baigner dans les baignoires naturelles où l’eau est chaude. Le soir, le coucher de soleil sur les roches rouges de la rivière était particulièrement beau. On serait bien resté quelques jours ici !!

– Col de la Croix / Girolata :

En allant à Porto, la route longe la côte et offre un panorama magnifique à chaque virage. Sur la route, on s’est arrêté au Col de la Croix pour faire à pieds le fameux sentier Guy le facteur, qui mène au village de pêcheur de Girolata, accessible uniquement à pieds ou par la mer. A cause du vent, la mer était déchainée et aucun bateau ne sortait, si bien qu’on était presque les seuls touristes dans le village ce jour là, on se sentait un peu coupé du monde!

Après cette super ballade, on a repris la 2CV et continué jusqu’à Porto.

Porto / Piana :

Pour notre 1ère journée à Porto, on avait prévu de prendre le bateau pour voir la réserve protégée de Scandola, dont l’accès est totalement interdit, et qu’on ne peut donc apercevoir que de la mer. Mais là encore les bateaux étaient bloqués au port à cause de l’état de la mer. Du coup, on a décidé d’aller randonner dans les calanches de Piana, ici le site est tellement grandiose (patrimoine mondial de l’Unesco) qu’on trouve facilement beaucoup de super visites à faire! D’ailleurs, même si les routes étaient déjà magnifiques jusqu’à Porto, c’est encore mieux entre Porto et Piana (et en 2cv on roule relax en admirant le paysage!). Un petit passage à l’office de tourisme de Piana nous a permis d’acheter une carte avec des boucles de rando balisées qui permettent de grimper en admirant les calanches et le golf de Porto.

Ce site nous a tellement plu que, le lendemain, on a décidé de se lever tôt pour faire l’ascension du Capo d’Orto (1291 mètres). Cette randonnée vaut vraiment le coup : même si c’est un peu dur de grimper en pleine chaleur, en arrivant au sommet, on est épaté par le panorama à 360 degrés ! On voit toute la côte, bien au delà du golfe de Porto.

Du sommet, on a pu voir que les bateaux sortaient à nouveau du port, alors, une fois en bas, on en a profité pour prendre le bateau et aller voir la réserve de Scandola. En plus de la réserve, le bateau nous a emmené au pieds des calanches de Piana pour le coucher de soleil : avec les roches toutes rouges, c’était superbe, ça valait le coup de se faire secouer sur le semi rigide (même si le vent était un peu retombé par rapport aux jours précédents, la mer restait encore agitée!).

– Evisa :

Après avoir sillonné la côte, on a voulu faire une étape un peu plus dans la Corse intérieure : on est monté dans le village d’Evisa (900 mètres d’altitude) par une jolie petite route dans les gorges. D’Evisa, on a marché jusqu’à la cascade d’Aïtone par le sentier des châtaigniers, mais ici ça a été plus difficile de se baigner car l’eau est froide avec l’altitude !

Cette étape en montagne nous a permis de voir un peu les hauteurs : avec la 2cv, on est allé au Col du Vergio (1478 mètres), d’où on a pu faire un petit morceau du GR 20. On a marché jusqu’à la bergerie et la cascade du radule par curiosité pour ce mythique sentier de grande randonnée. Ensuite, on a repris la 2cv pour rouler jusqu’à Calacuccia, en faisant bien attention à ne pas percuter les innombrables vaches et cochons sauvages qui circulent un peu partout sur les routes…

– Ajaccio :

Ajaccio est notre dernière étape, la veille de reprendre le bateau pour Toulon. Avec les embouteillages, on est arrivé en fin d’après midi, ça nous a fait tout drôle de retrouver la ville après tous les beaux paysages parcourus ! On a un peu flâné à pieds dans le centre ville, ça a été vite fait. En dehors d’un petit pub irlandais super sympa, on n’a pas vu grand chose, surtout que, vu l’heure, les musées étaient fermés.

On a eu drapeau rouge quasiment tout le séjour et, pour finir en beauté, on a eu des rafales de vent violentes pour le retour en Ferry, la mer était véritablement déchainée (force  9) ! La traversée du retour a donc été difficile pour moi, surtout que, vu les conditions météo, on a mis 12 heures au lieu de 8… J’ai regretté qu’on ne soit pas reparti de l’île rousse, ça nous aurait permis de passer un petit peu moins de temps sur le bateau… On a été bien secoué toute la traversée, mais la 2cv était bien calée dans la cale du bateau donc pas de souci pour elle.

Pour conclure, la Corse est une destination fabuleuse qui se prête particulièrement bien à un périple en 2cv, qui passe bien partout sur les routes étroites, y compris sur la piste, même si on s’est un peu fait peur pour aller à Saleccia. On avait quand-même un peu sous estimé la difficulté de cette piste et je pense que la 2cv aurait dû être préparée, notamment le châssis. Quoi qu’il en soit tout s’est très bien passé, sans aucun souci technique, ni lors des 2500 Km sur le continent, ni lors des 200 Km sur l’île de beauté. En plus, la 2cv a été très bien accueillie et encouragée partout où l’on passait. Lorsqu’on laissait notre 2cv poussiéreuse en stationnement, on retrouvait souvent un petit mot d’encouragement tracé au doigt sur le capot !